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Interview : Alexandre – Vodka La Philosophe

Le Berry, cette belle et tranquille province française réputée pour ses lentilles vertes se spécialise petit à petit dans un domaine bien plus rock'n'roll : la vodkaaa ! À l'origine de cette révolution, un tout jeune entrepreneur de 23 ans, Alexandre, qui nous en a dit plus sur La Philosophe, LA vodka des berrichons.

Quand on entreprend à notre âge, seul ou en duo, c’est toujours très difficile. Il faut apprendre à tout faire ! On doit être au four et au moulin, on ne s’ennuie jamais et c’est très excitant.

Peux-tu te présenter ? D’où viens-tu ? Quel est ton parcours ?

Je m’appelle Alexandre Rizzotto, j’ai 23 ans et je suis originaire de Caen en Normandie. Après un passage par l’Espagne pour le travail de mon père, j’ai passé la majeure partie de ma vie dans une petite ville en plein coeur du Berry, à Issoudun. Et depuis 5 ans, je suis à Paris pour mes études en école supérieure de commerce.

Qu’est-ce qui t’a poussé à lancer ta start-up aussi jeune ?

J’éprouvais l’envie d’entreprendre depuis tout jeune. Très honnêtement je ne pensais pas que ça se concrétiserait si tôt, et dans ce secteur. Mais dans la vie il y a des signes qui ne trompent pas, alors quand j’ai eu l’idée, que le hasard et les rencontres ont conforté mon projet, j’ai trouvé les financements et je me suis lancé ! De plus, un ami de longue date, expert dans le milieu des alcools m’a rejoint dans le projet et ça m’a rassuré. Entreprendre en France c’est un beau défi. Je ne voulais pas m’arrêter à cause de l’enjeu : je me disais que si ça marchait, tant mieux, si ça ne marchait pas, ça ne serait pas un échec, mais une leçon.

Pourquoi la vodka et pas un autre alcool ?

La vodka correspondait plus avec le projet que j’avais en tête. Et puis la vodka est un spiritueux ancestral, avec des origines et des méthodes de fabrication différentes selon les pays. Je voulais donc le ré-interpréter à la française, pour un marché jeune et dynamique.

On voulait un nom français, gentleman, et qui rend hommage au travail du produit.

Pourquoi ce nom de « La Philosophe » ?

C’est une longue histoire ! Il y a en réalité deux raisons. La première, c’est que, avec mon ami et associé Guillaume Bisiaux, on voulait un nom français, gentleman, et qui rende hommage au travail du produit. Un nom qui nous ressemble, qui rappellerait notre « jeunesse », notre insouciance et nos délires !

Du coup, et pour faire simple, dans certaines doctrines philosophiques, l’étude des 4 éléments permet de décrire et analyser le fonctionnement du monde, et ce sont précisément ces 4 éléments que l’on retrouve durant la distillation : La terre représentée dans notre cas par le blé, le feu sous l’alambic, qui créé un système d’évaporation symbolisé par l’air, et enfin le liquide final à la sortie de l’alambic : l’eau. . . Enfin, l’eau de vie !

Et puis « la philo » ça rappelle aussi le temps de l’école, du lycée, des copains et de la rêverie.. À l’époque, je me souviens qu’avec Guillaume, on s’était même imaginés patrons de bar. Du coup voilà, le nom de « La Philosophe » nous est apparu comme une évidence.

Où et comment ta vodka made in France est-elle fabriquée ?

Notre vodka est fabriquée à Cognac, en Charente, dans une microdistillerie. LaPhilosophe est à base de blé. Le produit est travaillé en continu, avec des plaques d’évaporation, ce qui fait qu’elle est en réalité distillée une dizaine de fois. On ne filtre pas à froid, pas de sucres ajoutés non plus ! On termine avec une petite touche d’agrume, mais ce n’est pas une vodka aromatisée pour autant ! Puis de l’eau de source charentaise pour ramener le distillat à 40°.

Rien n’est simple, rien n’est compliqué, et pourtant, il y a des multitudes de problèmes, d’imprévus. Mais c’est le jeu, on s’adapte.

Avec quelle boisson maries-tu le plus ta vodka ?

Bonne question ! Ça dépend des goûts de chacun. Les puristes l’apprécieront nature. Après, vu qu’on la retrouve beaucoup dans les bars, elle peut évidemment se déguster en cocktail. Je m’adresse donc maintenant plus aux bartenders ! La Philosophe a des notes d’agrumes et elle est poivrée en fin de bouche, ce qui fait qu’elle doit être rehaussée avec des saveurs contrastées sans prendre le dessus sur la boisson. Et c’est là que le mariage est plus compliqué. C’est un travail de mixologie.  Une telle vodka se travaille tout aussi bien en short drink, ou long drink avec des agrumes, allongée au ginger-beer (soda fermenté au gingembre) et agrémentée d’un sirop maison au piment ou poivre jamaïcain, pour atteindre le nirvana. Après, c’est au bon vouloir du consommateur. Elle peut également être travaillée en dry martini pour un marché plus anglo-saxon.

Quelle a été l’étape la plus difficile dans l’élaboration de ta marque ?

C’est un ensemble, tout arrive en même temps ! Rien n’est simple, rien n’est compliqué, et pourtant, il y a des multitudes de problèmes, d’imprévus. Mais c’est le jeu, on s’adapte. Mais si je devais choisir, je dirais que le travail préalable à la conception de la marque est difficile, il faut être patient et réfléchi.

Nous ne sommes pas une vodka « lambda », nous sommes la vodka 100% made in France, reconnue haut de gamme, et faite à la main !

En quoi se distingue-t-elle d’une vodka lambda ?

Par son goût, déjà. C’est une vodka authentique, caractérielle, singulière. Les puristes ne sont jamais déçus.

Puis, les « vodkas lambda » sont souvent issues du monde industriel, la rentabilité est plus recherchée que le produit en lui-même. Nous, nous sommes une petite production de 1200 bouteilles, d’excellente qualité, comme on est capable d’en faire en France. Nous ne sommes pas une vodka « lambda », nous sommes la vodka 100% made in France, reconnue haut de gamme, et faite à la main !

Quels sont tes projets pour la suite de ton aventure ?

Continuer de faire progresser la marque, trouver un accord avec un distributeur en phase avec notre projet, et développer le produit sous différents formats.

Qu’est-ce que tu préfères dans l’entrepreneuriat ?

La liberté, sans hésitation ! Même si quand on entreprend à notre âge, seul ou en duo, c’est toujours très difficile. Il faut apprendre à tout faire ! On doit être au four et au moulin, on ne s’ennuie jamais et c’est très excitant. C’est un combat permanent.

Si tu étais un fromage français lequel serais-tu ?

Le Brie aux truffes !! Addictif je vous assure !

Un spot français où tu aimes aller en weekend ou vacances ?​

Difficile à dire, la France c’est tellement beau et varié. J’aime les hivers dans les Alpes, la chaleur de l’été sur la Côte d’Azur, les plages de mon enfance en Normandie ou le calme reposant du Berry. Il y a aussi plein de petits coins exceptionnels que j’aimerais découvrir, mais si je dois choisir, à cet instant, je dirai la côte basque.

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