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Interview : groupe Dead Sea

Un nouveau nom en "Dead" vient d'éclore sur la très fertile scène musicale parisienne. Ambiance full dark de la tête aux pieds, ces quatre-là portent plutôt bien leur nom ! Pourtant, ils n'auraient pas fait tache parmi toutes les couronnes de fleurs de We Love Green. Étrange ? Oui un peu. . . et c'est ça qu'on aime !

Nous essayons de créer la musique du futur.

Aussi directs que les réponses de l’interview, les Dead Sea vous téléportent en quelques secondes, loin, très loin ! Porté par l’enivrante voix de Caroline, le groupe surprend par ses sons mélangés venus d’ailleurs. . . du futur ?

Pouvez-vous nous présenter l’univers de Dead Sea ?

Charles : Nous sommes Dead Sea. Nous essayons de créer la musique du futur en utilisant une large variété de synthétiseurs analogiques modernes, de boîtes à rythmes, et d’effets de guitare.

Pourquoi ce nom de groupe ?

Alex : Si on additionne les nombres correspondants à la place des lettres dans l’alphabet, ça donne 39. 3 + 9 = 12. 1 + 2 = 3. Le 3 est notre chiffre porte-bonheur.

Comment le groupe est-il né ?

Caro : Un soir de pleine lune sur une île déserte en Indonésie il y a deux ans environ.

Quelles sont vos influences musicales principales ?

Julien : Le shoegaze (My Bloody Valentine, Slowdive etc.) et l’IDM (Aphex Twin, Board of Canada etc.)

De quoi parlent les morceaux de votre premier EP ?

Caro : “Rain” est une rêverie interrompue, une transition entre flottement hallucinatoire et réalité.

“Keep It High” parle de la tentative d’échapper à la confusion absolue, quand rien n’a de sens autour de soi et que l’on se sent enfermé dans un cercle vicieux chaque jour plus oppressant.

Votre premier clip est très original ! Pouvez-vous nous en parler ?

Caro : L’idée du clip n’était pas de raconter une histoire en particulier, mais de donner à chacun la possibilité de l’interpréter comme il l’entend. La vidéo a pour but de permettre aux gens de ressentir la chanson, pas de la comprendre.

À quoi ressemble une journée type de votre groupe ?

Charles : on se retrouve chez moi, où j’ai aménagé un petit home studio, en milieu d’après-midi. On branche tous notre matos, on écoute des vinyles et on boit des verres. Puis on se fait écouter les trucs qu’on a trouvé dans la semaine chacun de notre côté, et si quelque chose plaît à tout le monde on commence à bosser dessus. Chacun cherche ses sons, Caro écrit une ébauche de texte et on répète les différentes parties encore et encore jusqu’à ce que tout le monde soit content.

Votre meilleur souvenir de concert ? Et le pire ?

Alex : Le pire : un bar pourri à Paris, pendant un pont. La salle était presque vide, les groupes qui jouaient avec nous horribles et la bouffe dégueulasse. On aurait préféré une bonne baguette avec du beurre salé.

Julien : Le meilleur : au Point Éphémère à Paris. Les lumières étaient incroyables: on a passé tout le concert dans un épais nuage de fumée avec des spots blancs derrière nous, du coup ça faisait ressortir seulement nos silhouettes, comme des ombres chinoises. Nos amis nous ont dit qu’ils avaient l’impression qu’on jouait dans une tempête de sable.

Quelles chansons écoutez-vous en boucle en ce moment ?

Charles : The Bilinda Butchers – All My Friends

Caro : Youth Lagoon – Daydream

Alex : Cluster – Hollywood

Julien : Drake – Know Yourself

Quelles sont vos prochain(e)s projets/actus ?

Caro : Nous serons en concert au Badaboum à Paris le 23 juin, avec le groupe canadien Alvvays et trois jours plus tard avec Boreal Wood et Swell pour un concert organisé par Le Buzz.

Un autre petit groupe français à nous conseiller ?

Julien : Les groupes du collectif Nøthing !

Si le groupe était un fromage ?

Alex : L’Arara, un alcool de lait obtenu par double distillation de lait fermenté chez les chamanes.

Un spot en France à nous faire découvrir ?

Caro : Dans le Sud-Est de la France, au bord de la mer. Ça fait du bien d’entendre chanter les oiseaux et de regarder les vagues de temps en temps.

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