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Interview : le fondateur de Hopshow, la plateforme de spectacles vivants

Nous avons rencontré Victorien, le fondateur de Hopshow,  la plateforme qui vous met en relation avec les artistes  de spectacles vivants pour des représentations où, quand et comment vous le souhaitez. 

Qui se cache derrière Hopshow ?

Victorien, 26 ans, j’habite à Paris. J’ai eu l’idée Hopshow lors d’une soirée d’été alors que j’organisais une pièce de théâtre dans le jardin d’une amie. Nous avions fait venir « La prairie parfumée où s’ébattent les plaisirs », une pièce très drôle qui met en scène un duo burlesque qui présente à un vizir leurs recherches sur le Kamasutra !

Quelle est la philosophie, l’esprit de Hopshow ?

 
Hopshow c’est avant tout l’idée d’aider les particuliers (mais aussi les entreprises, collectivités, établissements scolaires, de santé ou de tourisme) à trouver les meilleurs artistes (musiciens, comédiens, danseurs, etc.) pour que leurs événements soient réussis.
 
La startup a l’ambition de soutenir l’écosystème du spectacle vivant en donnant de nouvelles opportunités de représentations aux artistes. Notre mission est aussi de porter les arts du spectacle devant de nouveaux publics qui ne poussaient pas la porte des théâtres, des salles de concert ou de spectacle jusqu’à présent.

Parlez nous de ce concept de spectacles à domicile ! Pourquoi avoir eu envie de faire venir la représentation aux spectateurs ?

Organiser un spectacle à domicile c’est une idée formidable pour créer un moment unique que ce soit en famille, avec ses amis ou ses voisins. Ce qui est génial c’est le temps d’échange et de proximité qui est créé, vous pouvez prendre le temps de discuter avec les artistes et de poser toutes les questions que vous n’auriez pas pu leur poser en allant les voir dans une salle de spectacle.

Organiser un spectacle à domicile c’est une idée formidable pour créer un moment unique que ce soit en famille, avec ses amis ou ses voisins.

 Quelle pièce a le plus de succès en ce moment ? À votre avis, pourquoi ?

 
La pièce la plus plébiscitée par les spectateurs est « Des semences et des hommes », une pièce engagée qui met en scène deux femmes qu’à priori tout oppose, une bourgeoise française et une paysanne indienne, dialoguant par lettres interposées. En toile de fond, la mainmise de Monsanto sur le coton indien qui provoque un drame écologique terrible pour les populations.
 
Les spectateurs sont captivés jusqu’au dénouement, en général on entend les mouches voler pendant 50min…

Comment les artistes font-ils pour s’adapter aux contraintes des lieux dans lesquels ils jouent ?

Les artistes aiment beaucoup le défi de se produire dans de nouvelles scènes, ils ont l’habitude de s’adapter aux lieux, de se réinventer grâce aux nouveaux espaces. C’est très intéressant de voir comment ils s’approprient chaque intérieur en utilisant les meubles, les rideaux, les tapis ou même les éclairages pour recréer des jeux de lumières comme au théâtre. 
Les artistes aiment beaucoup le défi de se produire dans de nouvelles scènes, ils ont l’habitude de s’adapter aux lieux, de se réinventer grâce aux nouveaux espaces.

Comment les acteurs par exemple envisagent le fait de faire du théâtre sans théâtre ?

 
Le théâtre n’est pas orphelin sans les murs du théâtre, il y a d’ailleurs en France une longue tradition de théâtre de rue. 
 
Exemple amusant qui date de 1987, la troupe du « PHUN » (Pour un Humour Universellement Nécessaire) avait créée « La vengeance des semis » : un spectacle pour lequel ils avaient planté choux et salades, déversé des bottes de foin et fait brouter des boeufs en plein Saint Germain Des Prés !
 
 

Qu’est-ce que vous préférez dans l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat, c’est avoir carte blanche ! Ce qui est formidable c’est la vitesse à laquelle on apprend, il faut se former en permanence, on progresse tous les jours.

Qu’est-ce que vous avez appris depuis que vous êtes entrepreneur ?

Qu’il ne faut jamais rester dans sa zone de confort ! A ce titre, le philosophe et dramaturge Alain Badiou exhorte la jeunesse à ne pas se faire aliéner par le ce-que-je-sais-faire pour pouvoir repousser les limites, penser l’impossible et ne pas se laisser empêcher par les idéologies dominantes.

 Si vous étiez un fromage français, lequel serait-il ?

Sans hésiter un Reblochon : pour le plaisir de naître dans les Alpes, de se la couler douce à température ambiante et de finir en martyr dans une tartiflette.

 Quels sont les 3 coins ou adresses que vous recommandez en France ?

Tout d’abord le quartier d’Aligre à Paris (12ème), un vrai village dans la ville. Ensuite le port de L’Estaque dans le nord de Marseille. Et enfin la Clusaz (Haute-Savoie) pour la beauté de la chaîne des Aravis.

Que vouliez-vous faire étant petit ?  

Successivement imitateur, cosmonaute et vulcanologue (je n’arrive pas à saisir le plus petit dénominateur commun…).