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Le marin Yvan Bourgnon part nettoyer l’océan à bord d’un navire géant !

Yvan Bourgnon est skipper professionnel. Il a décidé de faire de la propreté de la mer son combat, en partant à la chasse aux déchets marins avec son immense quadrimaran ! 

« Le gladiateur des mers »

Tout juste revenu d’un tour du monde à bord d’un catamaran de sport, Yvan Bourgnon ne fait qu’une courte escale sur la terre ferme. Le skipper franco-suisse a déjà un projet en tête, aussi beau qu’ambitieux : contruire un navire nettoyeur des mers. 
Son projet est parti d’un triste constat : nos océans sont submergés de déchets plastiques. De part et d’autre du globe, nos détritus encombrent les eaux, empoisonnent les animaux marins, et menacent l’écosystème fragile d’un milieu trop et mal exploité par l’homme. Même les résidus minuscules et invisibles à l’oeil nu dont l’eau est infestée sont une menace pour la faune et la flore marine.
“À 10 ans, j’ai fait un tour du monde avec mes parents. Il n’y avait pas de plastique. Trente-trois ans plus tard, il y en a partout”, confie Yvan Bourgnon à Futura Sciences.

Le Manta, un navire géant pour les « Sea-cleaners »

C’est pour cela que le skipper décide d’apporter sa pière à l’édifice, avec la construction du Manta. Cet immense quadrimaran (imaginez un très grand catamaran à quatre coques !) aura pour mission de ratisser la mer et de la débarrasser de ces détritus plastiques.
Yvan est conscient de l’immense tâche à laquelle il s’attèle, et reste lucide. Il précise dans Futura Sciences la nature exacte de son projet : “On ne va pas tout ratisser ! Mais on peut faire deux choses. D’abord, travailler sur les zones les plus contaminées, environ 10 000 sur la planète, (…) Et mener des actions ponctuelles rapides, quand des pollutions accidentelles se produisent en cas de grandes inondations.”

Ci-dessous, l’animation 3D du bâteau :

 

Les plans sont déjà précis : l’immense voilier fera 60 mètres de long et 71,5 mètres de large, et un peigne géant de 72 mètres de long sera accroché à la poupe, pour râtisser un maximum de surface. La vitesse du mastodonte sera faible (environ 2 noeuds, soit 3 kilomètres 7 pour ceux qui n’ont pas le pied marin !) afin d’éviter de déranger les poissons et mammifères marins !

Pour mener à bien son idée bleue, Yvan a monté une asso, les « Sea-Cleaners ».
Une campagne de crowdfunding a été lancée sur Kisskissbankbank, pour permettre la construction navire !
Il ne reste plus qu’à soutenir le projet en espérant que Le Manta sera bientôt à flot, et qu’il servira aussi à nous ouvrir les yeux sur les quantités de déchets que nous mettons à l’eau.

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