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Interview : David – co-fondateur de Newsly.

L'idée est simple mais lumineuse : créer un journal de bord en ligne regroupant tous nos sites et contenus web préférés. Plus besoin de s'envoyer à soi-même les liens pour ne pas les perdre ni de les mettre dans nos favoris et galérer à les retrouver, l'appli Newsly se charge de conserver en 1 clic tous vos coups de coeur ! C'est la bonne nouvelle du jour et c'est David, un de ses co-fondateurs qui nous en parle !

L’idée est que Newsly devienne votre journal en ligne où vous pouvez conserver/ retrouver tous vos coups de coeur.

Quel a été le déclic pour Newsly ?

Newsly est né d’une frustration personnelle. Lors d’un stage à Londres, je ne trouvais aucun outil pour sauvegarder en un clic tous les articles ou vidéos utiles que je trouvais en ligne. Je les perdais dans mes favoris, ou j’étais obligé de les copier-coller péniblement dans un document Word. L’idée a fait son chemin et quelques mois plus tard, j’en ai parlé à mon ami Thibault qui était d’accord pour se lancer.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de Newsly ?

Newsly est un espace en ligne personnel dans lequel on peut stocker en un clic, n’importe quel article, video, image ou autre lien. L’idée est que Newsly devienne votre journal en ligne dans lequel vous pouvez conserver/ retrouver tous vos coups de coeur. Que ce soit pour votre mémoire de fin d’études, la rédaction de votre blog ou une passion . . . on a tous une bonne raison de conserver quelque chose sur internet.

Quels sont vos parcours à tous les 5 ?

À l’origine nous sommes deux amis issus d’écoles de commerce, Thibault et moi-même. Nous avons vite dû trouver des compétences techniques, on a alors rencontré Alexis, qui travaille dans une grande agence de communication ainsi que Mickaël et Philippe, qui travaillaient ensemble dans un grand groupe français. Du 100% made in France mais avec un regard international !

Comment assurez-vous la sécurité des données de vos clients ?

Dans l’équipe nous avons la chance d’avoir un membre expert sur le sujet. Philippe, notre CTO, a une grosse expérience en architecture d’information, et a pu mettre en place une série de process afin de sécuriser les données des utilisateurs. On est par exemple sous protocole sécurisé HTTPS.
Je crois que si l’entreprenariat est autant à la mode, c’est que c’est un des rares espaces où l’on peut encore avoir un impact.

Aviez-vous beaucoup de bases en informatique (codage, etc.) avant de conceptualiser votre outil ?

Non, pas du tout. C’était un vrai problème d’ailleurs au début ! Entre temps j’ai eu la chance de suivre la formation « Le Wagon », où durant 2 mois, j’ai appris le code et la « culture technique » qui me manquait cruellement. Maintenant je peux communiquer sereinement avec des développeurs, lire du code, et même prototyper des idées si j’en ai besoin.

Quelle est la plus grosse difficulté lorsqu’on crée une application web ?

L’aspect technique justement. Il faut trouver des développeurs pour voir si ce qu’on a imaginé sur un bout de papier est faisable. Il faut vite sortir de chez soi, rencontrer des gens, poster des annonces. Le processus peut être long car on manque beaucoup de développeurs en France, ils sont très demandés. Heureusement il existe des Meetup par exemple, ça permet de rencontrer du monde.

Qu’aimez-vous le plus dans entrepreneuriat ?

Je crois que si l’entrepreneuriat est si à la mode, c’est que c’est un des rares espace où l’on peut encore avoir un impact. Dans un monde rempli d’incertitudes, c’est presque un réflexe de survie de vouloir être actif, et non plus simplement spectateur, du monde qui évolue. On veut participer au mouvement, se donner du sens. Ce qui est génial dans l’entrepreneuriat c’est que des choix peuvent être appliqués dans les heures ou jours qui suivent. On peut essayer, se tromper, recommencer. C’est est une vraie école où on s’observe grandir et évoluer.

Quels « geeks » êtes-vous ?

Dans l’équipe on est tous plus ou moins des Geeks ! Notre fonction nous l’exige. Après, c’est une question de degrés. Pour ma part, je dirais que je suis un « early observer » mais un assez « late adopter ». Pour résumer : j’aime bien regarder ce qui se fait, c’est même une partie de mes responsabilités, la veille, mais je n’utilise pas toutes les dernières applications qui sortent. Je mets un peu de temps à passer à l’acte. C’est mieux ainsi car cela me maintient proche des usages de la grande majorité des gens. En revanche, auprès de ma famille ou de mes proches, c’est sur : je passe pour le geek de service !

Quelles sont vos applications quotidiennes préférées ?

En ce moment je trouve que Snapchat est vraiment un média génial pour partager des capsules de vie. Ils connaissent un vrai momentum. Dans mon téléphone je regarde aussi souvent Instagram, Circa, Eurosport.
Sur le web j’aime beaucoup Medium. Sinon j’utilise aussi quelques applications bien de chez nous (cocorico !) : Heetch comme alternative à Uber, Capitaine Train, pour réserver des billets de train, Bunkr pour faire des présentations.

Comment percevez-vous la différence entre l’entrepreneuriat aux USA et en France ?

C’est avant tout une question de mentalité. Les Américains n’ont pas peur du futur. Ils créent et avancent. Ils se font confiance. Il n’y a qu’à voir les milliards qu’ils mettent dans des projets qui ne gagnent pas encore le moindre dollar (Facebook à l’époque, Snapchat aujourd’hui). S’ils n’ont pas de modèle économique, ils se disent qu’ils seront assez intelligents pour en trouver un plus tard. Voilà la force des Américains : une foi inébranlable en eux-mêmes.
En France on est plus raisonnés, plus timides. On vous parlera vite de rentabilité et de modèle économique. Pour se protéger et éviter de voir trop grand. Financièrement on a peur de voir trop grand. On ne nous a jamais appris à aimer l’inconnu. Mais je ne fais pas partie de ceux qui pensent que la France n’est pas un pays d’entrepreneurs. Au contraire ! Si vous avez une idée, il est assez simple de créer votre startup en France, il y a tout un écosystème favorable qui se développe. D’ailleurs « entrepreneur » est un mot français s’il fallait une raison de plus pour s’en convaincre.