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Nos 10 tuyaux pour manger bio sans finir sur la paille

Le bio, c’est bien, c’est bon, c’est beau. Jusqu’ici on est (à peu près) tous d’accord.

Côté santé, les produits labellisés ont une teneur plus élevée en nutriments, oméga 3 et antioxydants. Côté palais, les fruits et légumes sont récoltés à maturité donc plus concentrés en goût. Et Dame nature se porte elle aussi comme un charme quand on ne l’abreuve pas de pesticides chimiques qui dézinguent les sols et la biodiversité.

Soit.

Mais une fois devant les rayons de la jolie épicerie healthy, on manque de tomber dans les pommes à la vue des étiquettes de prix. Quand on est fauchés comme les blés, mieux consommer paraît hors de portée.

Pourtant, mes amis frenchies, oui même toi qui n’a pas un radis, vous êtes bien tombés : la France compte plus de 30 000 fermes bio et est championne d’Europe en matière de circuits courts. Il existe donc donc un panel de solutions pour consommer des produits sains sans vendre ses reins.

A vos paniers, prêts, partez.  

Les astuces pour ne pas se faire rouler dans la farine

Avant de se jeter corps et âme sur le premier étalage de cagettes, il existe quelques règles élémentaires pour ne pas épuiser ses réserves de piécettes.

C’est bête comme chou, mais rappelons-le tout de même : pour préserver son porte-monnaie, mieux vaut limiter les produits carnés. A la place, les légumineuses (pois chiches, lentilles, pois cassés, haricots rouges…) et les oléagineux (noix, amandes, soja…) permettent d’obtenir autant sinon plus de protéines que la viande. Afin de ne pas se planter, voici la liste des 15 aliments les plus riches en protéines végétales.

Si les labels bio sont un vrai gage de qualité, il faut savoir que certains maraîchers proposent des paniers de légumes frais, de saison, issus de l’agriculture raisonnée en circuit court. On peut donc profiter de prix raisonnables pour des produits non certifiés mais plus exigeant que pour l’agriculture biologique.

Afin d’éviter toute situation de détresse à la caisse, il est préférable d’éviter les plats préparés et les produits transformés : feu vert sur la botte de radis, warning sur les biscuits aux baies de goji. Acheter en vrac permet aussi de réduire l’addition puisqu’on achète juste ce dont on a besoin sans payer l’emballage.

Enfin, il vaut mieux choisir des produits locaux et de saison en révisant scrupuleusement ces fiches pratiques. En pleine saison le climat est idéal, l’aliment est donc plus abondant et moins rare : le prix devient alors beaucoup plus attractif que le reste de l’année.

Soyons réalistes :  il est quasi impossible d’avoir un frigo 100% approuvé par Nicolas Hulot. Pour couper la poire en deux, un think-tank américain a établi la liste des “12 salopard”, soit les 12 fruits et légumes qui contiennent le plus de pesticides et qu’il vaut donc mieux acheter bio : parmi eux, la pêche, la pomme, le poivron, la fraise et la carotte (au sens figuré ?). La liste complète est disponible sur Consoglobe.  

Pour économiser, il va falloir fouetter. Acheter des produits bruts et les cuisiner soi-même est le meilleur moyen de maîtriser son budget.

Pas la peine de se lancer dans un défi top-chef de 3h avec du chou kale sur lit de tofu caramélisé. L’astuce : avoir dans sa cuisine de bons basiques capables de pimper n’importe quel poireau fané : des noisettes torréfiées, des agrumes, de la sauce soja, du miel, des herbes… Les fiches Elle spécial recettes pas chères et rapides sont une mine d’inspiration.  

En dehors des épiceries bio qui peuvent rapidement siphonner les économies des badauds, il existe une flopée de magasins pour les éco-consommateurs malins.

C’est bien sûr la solution la plus facile, mais une question demeure : c’est du bon bio ou du bio salaud ? S’ils sont parfois épinglés sur les valeurs environnementales et sociales, ces produits restent bien meilleurs que les conventionnels sur le plan nutritionnel.

Les bons plans :

  • Carrefour bio : en plus du magasin en ligne, une dizaine de magasins ont déjà ouvert leurs portes à Paris et en Ile-de-France, et le développement devrait bientôt gagner toute la France
  • Auchan bio : comme Carrefour, Auchan propose un rayon bio sur l’e-shop et vient d’ouvrir Coeur de Nature, un magasin 100% bio dans le 9ème arrondissement de Paris
  • Monmarché.fr : ce site propose de livrer aux quatre coins de l’Hexagone des produits bio issus de fermes françaises provenant du marché de Rungis

Au marché : la fin justifie les moyens

Caddie bariolé, espadrilles aux pieds, c’est toujours un vrai plaisir de déambuler entre les étals du marché, se faire alpaguer pour une barquette de fraises et goûter un morceau de camembert bien fait. Aujourd’hui, ils proposent quasiment tous des stands de produits bio.

L’astuce pour repartir avec du bon frometon sans vider sa tirelire cochon, c’est d’arriver en fin de marché : de nombreux produits invendus sont bradés.

Les bons plans :

  • Le site marchés-bio.org qui répertorie tous les marchés biologiques d’Ile-de-France
  • La plateforme jours-de-marché.fr qui permet de trouver un marché dans toute la France et qui contient même une section pour repérer les producteurs locaux à proximité

Les circuits courts : de bons gueuletons et de l’amour

Selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, sur 100 euros dépensés dans l’alimentation en grande surface, 37,6 € reviennent aux supermarchés, 13,20 € à l’industrie agroalimentaire et 8,20 € aux agriculteurs.

Quand on supprime les intermédiaires, le consommateur paye environ 30% moins cher.

Et c’est aussi l’occasion de renouer avec les agriculteurs qui se lèvent de bonne heure pour remplir nos panses de bonheur.  

Les bons plans :

  • Kelbongoo : il s’agit du même principe que la célèbre Ruche qui dit Oui, mais en nettement moins cher et plus solidaire. Il suffit de passer commande en ligne puis de venir récupérer son panier de produits cultivés avec soin en Picardie !
  • Amap : avec plus de 2400 points de vente qui maillent le territoire, c’est le réseau où les consommateurs deviennent acteurs. Les adhérents payent un abonnement semestriel qui assurent un revenu de sécurité aux agriculteurs, puis reçoivent un panier garni en fonction de la production de la ferme une fois par semaine.
  • Jardins de Cocagne : un réseau similaire qui propose plus de 400 points de vente en France

Les magasins en vrac : l’affaire est dans le sac

Les épiceries 100% vrac fleurissent dans toute la France : elles sont idéales pour manger des graines sans se faire pigeonner grâce à des prix de 5 à 30  % moins élevés.

Le principe : chacun vient avec ses propres contenants (sacs en tissus, bocaux et autres bidons) et les remplit avec les produits de son choix. On y trouve des produits alimentaires mais aussi de la lessive, du dentifrice, du nettoyant multi-usages… Le tout, bien sûr, sans les emballages qui polluent sournoisement la surfaces de l’océan en formant un 7ème continent.

Les bons plans :

  • Day by Day : avec 25 magasins sur tout le territoire, c’est la chaîne de vrac la plus développée
  • La Recharge : est la pionnière des épiceries sans emballage à Bordeaux
  • L’appli Consovrac : qui permet de localiser les acteurs du vrac à proximité de chez soi

les magasins collaboratifs : devenir un acheteur actif

Ce concept nous vient tout droit du pays des double cheese : Park Slope est né à Brooklyn et propose aux clients de faire leurs courses à prix réduit en échange de 3 heures de travail par mois. Grâce une économie sur les frais de fonctionnement, ces supermarchés proposent des produits à 15 à 40% moins chers que dans les commerces classiques.

Ce principe a inspiré la création de La Louve, premier du genre en France, qui a creusé sa tanière dans le 18ème arrondissement de Paris. Et la bête a fait des petits : des initiatives similaires font leur apparition aux quatre coins du pays.

Pour y en faire partie, il faut adhérer à la coopérative en avançant une participation financière (20 à 100€ selon les magasins) puis s’engager à assurer les tâches bénévoles une fois toutes les 4 semaines.

Les bons plans :

Mettez les pieds sous la table : le bio est à portée de gosier !

Chronique réalisée par Camille, auteure du blog The Green Eyes sur les tendances éco-responsables.

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